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LE POUVOIR DE LA RÉTROACTION: La stratégie comme une série de cycle rétroactif

Un article tiré de mon prochain livre : « La Stratégie du succès. 5 anneaux de pouvoir et 5 tactiques pour manifester ses objectifs. » De Gaëtan Sauvé. Cet extrait est tiré du neuvième chapitre : le pouvoir de la rétroaction.

LA STRATÉGIE COMME UNE SÉRIE DE CYCLE RÉTROACTIF

Si la planification ordinaire est plutôt linéaire, la planification stratégique utilise une série de cycle rétroactif (en forme de spirale) comme moyen d’adaptabilité, de survie et de croissance sur le territoire. Le cycle commence en déterminant notre état présent, c'est-à-dire notre intention ou objectif que nous voulons manifester. Après avoir entamé des actions, nous devons déterminer les effets de ces actes avant de faire le prochain mouvement (c'est la rétroaction). Le but de chacun de ces cycles est d’améliorer notre position jusqu’à ce que nous percevions ce que la situation a à nous offrir et les solutions à notre portée. Chacun de ces cycles va, finalement, nous diriger jusqu’à notre objectif.

Le pratiquant d’un art martial sait bien de manière expérientielle que nous ne pouvons pas planifier un combat réel. Nous entamons des actions (coups frappés, déséquilibre, clef de bras, etc.), nous évaluons les effets de ces actions ainsi que les réactions de notre adversaire avant de faire le prochain mouvement. À mesure que le combat progresse, nous détectons les forces, les faiblesses et le rythme de l’attaquant et nous agissons en brisant son rythme, en créant chez lui un état de confusion que nous utiliserons pour atteindre l’objectif voulu. Les actions et les réactions de chacun des combattants forment une boucle rétroactive où l’action d’un se répercute par une réaction de l’autre et ainsi de suite.

LA STRATÉGIE EST COMME NAVIGUER À LA VOILE

Devant le fait accompli que l’environnement compétitif est à l’extérieur de votre contrôle, vous allez pouvoir développer vos réflexes stratégiques. Pour apprendre à naviguer dans les environnements compétitifs (sportif, politique, marchés, immobiliers, assurances, affaires, etc.) et imprévisibles, nous devons apprendre à utiliser les forces changeantes qui sont à l’intérieur d’eux-mêmes. Si planifier est comme conduire un train selon un horaire planifié à l’avance, la stratégie est comme naviguer à la voile. Nous devons nous adapter aux conditions changeantes des vents et des courants. Les bonnes décisions pour se rendre à bon port sont donc basées sur les conditions et non uniquement sur les plans que nous avons déterminés avant le départ.

La Majorité des gens ont la croyance ferme que l’échec est mauvais. Nous connaissons tous des gens qui disent tout faire pour que leurs enfants ne connaissent que du succès, en connaissez-vous ? On gratifie ceux qui réussissent, ont en fait des héros, mais ceux qui échouent on ne les estime pas autant. Dans ma carrière de combattant en Karaté knock-down, les cinq dernières années j’ai été champion canadien et nord-américain cinq fois. Les cinq premiers tournois je n’ai pas été champion, j’ai échoué. Par contre, je n’ai jamais considéré que le fait d’échouer fasse de moi un perdant, loin de là! Il ne faut pas confondre un échec avec notre identité. Chaque défaite pour moi était un apprentissage, j’adaptais ensuite mon programme d’entraînement pour faire en sorte de sortir encore plus fort au prochain tournoi. J’ai toujours affirmé que j’ai gagné mes cinq derniers tournois parce que j’avais perdu les cinq premiers. Pour moi, un échec signifiait soit que ma stratégie, à ce moment-là, n’était pas adaptée à la situation ou que l’autre personne était de loin supérieure à moi. J’insiste dans mon coaching sur le fait que « l’échec » est un mot qui ne décrit pas exactement le sens que la plupart des gens lui donnent. Si quelqu’un était supérieur, je recherchais ce qu’il accomplissait de plus que moi et comment je pouvais incorporer ses connaissances, ses stratégies ou ses habiletés dans mon entraînement pour contrer toute autre personne avec des habiletés semblables. Ceci fait partie de la tâche du guerrier. Pour ce dernier un échec est un problème et il fait face à celui-ci en s’orientant automatiquement vers les solutions, qui sont pour tout pratiquant d’Aiki verbale l’attitude fondamentale du Tigre.

Il n’y a pas d’échec, il n’y a que de la rétroaction (rétroaction). C’est ce que tout pratiquant d’arts martiaux apprend dès le premier cours et continue à croire tout au long de leur pratique. Quand vous apprenez les techniques du Karaté, ou tout autre art martial, le professeur va constamment vous corriger et vous donnez de la rétroaction positive.

© 2015 par Gaëtan Sauvé. Protégé par les droits d’auteurs. Vous pouvez partager cet article sans le modifier ou enlever le nom de l’auteur de cet article. Tous droits réservés

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