• Gaëtan Sauvé

Ce que j'ai découvert sur le secret de la communication



Au début, une conversation n’était qu’une communication


À l’âge de 15 ans, je m’interrogeais sur ce qui déterminait une bonne d’une mauvaise conversation. Je me suis posé la question : comment les personnes qui sont si habiles à communiquer opèrent-elles pour que leurs paroles « coulent comme de l’eau courante ». Parce qu’à cette époque, ma capacité à converser ressemblait plus au petit ruisseau du parc Angrignon en hiver. Il faut mentionner que j’avais quinze ans à l’époque, cela fait plus d’une trentaine d’années.


Puis, j’ai découvert qu’une conversation n’était pas seulement une communication


J’ai acheté un livre de Dale Carnegie sur l’art de parler en public, puis j’ai entamé des cours de relation humaine et des cours de communication. La conversation va bien au-delà des paroles et des mots qui sont utilisés pour passer nos messages. J’ai découvert qu’il existe plusieurs sortes de conversations : ouverte ou directe (explicite, déclarée) et couverte ou indirecte (implicite, non déclarée), verbale et non verbale, logique et émotionnelle, complémentaire et symétrique, intrapersonnelle et interrelationnelle, factuelle et inférentielle, personnelle et impersonnelle, informative et récréative, etc.

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Il est impossible à l’être humain de ne pas communiquer


J’ai découvert que même si nous ne voulons pas communiquer, on ne peut échapper au fait que nous communiquons quand même notre désir de ne pas communiquer. Mais même quand on organise un ensemble d’idée et que nous les traduisons le plus fidèlement possible en mots pour ensuite les retransmettre, il y’a de fortes chances que le sens des mots et la signification que l’autre fera de mon message sera différents que celui que j’avais signifié au départ. De plus, les émotions qui sont exprimées avec le message peuvent être très différentes chez celui qui le reçoit.



La signification du message communiquée par l’émetteur peut être différente chez le récepteur


Combien de fois par semaine donnons-nous un autre sens à un événement, un message ou une conversation ? J’ai aussi découvert que dans une conversation nous pouvons entendre, mais sans vraiment écouter, que nous pouvons écouter, mais sans comprendre. J’ai découvert que la distance entre nous est définie par notre relation et que notre statut (égal, supérieur ou inférieur) est défini automatiquement par chacun des interlocuteurs qui conversent.


La vraie communication sert à nous relier


La communication est souvent associée avec l’image d’un locuteur qui transmet un message pendant que l’auditeur doit rester passif tout au long de la réception du message et nier son existence en tant que personne douée d’autonomie (à l'image de la messagerie texto). Mais, j’ai découvert et compris, que peu importe les messages et les sujets discutés dans une conversation, elle permet de mettre en commun nos similitudes pour les relier, et ainsi exploiter les différences afin de les accorder et en dégager une valeur augmentée. Ne trouvez-vous pas que nos relations nous rendent plus forts ? Si j’ai découvert une seule chose de réellement essentielle dans toute conversation, c'est que la relation qu’elle crée est le ciment qui nous rapproche en tant qu'humanité.


« Communiquer » est souvent confondu avec « donner de l’information »



L’essentielle n’est pas la conversation, mais la relation qui relie ceux qui communique et malheureusement pour beaucoup, l’essentiel est invisible aux yeux qui la regarde. Espérons que de plus en plus d’humains puissent ouvrir leurs yeux et voir comment nous sommes vraiment inter-reliés, les uns aux autres, et qu’ainsi faire du mal aux autres revient toujours à nous faire du mal à nous-mêmes.


Puis, depuis que je suis conscient de ce que je n’étais pas conscient au début, une conversation n’est plus qu’une simple communication.


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© 2020 par Gaëtan Sauvé.

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